L'actu :

Un monde en feu

Alors que les glaces du Groenland deviennent le nouveau terrain d’affrontement entre Washington et l’Europe, les foyers d’incendie se multiplient : soulèvements en Iran, tensions en Syrie, dossier Maduro, Ukraine…

Au milieu de ce chaos géopolitique, un séisme frappe également les Etats Unis : Jérôme Powell, président de la Fed ( la banque centrale américaine), a secoué la planète dans une vidéo où il accuse directement le gouvernement américain de pressions politiques.

L'analyse :

Un contexte très favorable à la hausse de l'or.

L'indépendance de la monnaie face à l'État est le socle de notre stabilité. Aujourd'hui, la pression politique de Donald T. sur la Fed pour imposer des taux bas, menace de briser cette confiance et ouvre la voie à une inflation incontrôlée. Pour les investisseurs, le billet vert autrefois reconnu comme une monnaie refuge devient une monnaie à risque. Afin de réduire ce risque, les investisseurs s'adaptent : ils vendent une partie de leurs actifs américains et redirigent une partie vers l'or.

Plus largement, l’or possède une vertu rare : il ne dépend d’aucun gouvernement. Dans un contexte de tensions, qu’il s’agisse du Moyen-Orient ou de crises gouvernementale, l’or s’impose comme l’unique actif de réserve sans "risque de contrepartie". En étant la dette de personne, il devient le seul véritable instrument de liberté pour l’investisseur : une valeur tangible qui circule hors des systèmes de contrôle étatiques.

Si l’or protège des tensions, il est aussi le seul rempart contre la fragilité des Etats. Aujourd'hui, la majorité des puissances occidentales sont prises au pièges dans un endettement important. A terme, ces États n’auront que trois issues pour assurer leur avenir : la restructuration, l’inflation ou le maintien de taux d’intérêt réels bas. Trois scénarios où la monnaie papier perd soit sa crédibilité, soit sa valeur, rendant l'or mécaniquement plus attractif.

L'impact sur les marchés

Un actif a intégrer au portefeuille de manière structurelle ?

Finalement, l'or affiche une performance de 65% en USD sur 2025 et de 7% depuis le début de l'année.

Il nous paraît optimiste d'anticiper un apaisement des tensions au Moyen-Orient à court terme. De manière identique, nous identifions un risque important sur la future nomination du président de la Fed, alors que la dette des États ne s'évaporera pas.

Dans cet univers instable, certaines voix de renom du monde économique, comme Mike Wilson (Chief Investment Officer chez Morgan Stanley), bousculent l'allocation habituelle des portefeuilles (60% actions / 40% obligations). Ils indiquent désormais une part d'or comprise entre 15 et 20% au sein des actifs et plaident pour une allocation de type 60/20/20.

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